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Mobilité : les visions opposées des Etats-Unis et de l’Europe

Publié le 20/03/2025
Mobilité : les visions opposées des Etats-Unis et de l’Europe
Alors que l’Europe accélère sa transition vers une mobilité plus durable, les États-Unis, sous l’impulsion de Donald Trump, semblent prendre une direction opposée. Entre investissements massifs dans l’électrification et les infrastructures en Europe, et un retour en force du pétrole et des véhicules thermiques outre-Atlantique, ces divergences soulignent des priorités politiques et économiques contrastées.

Une mobilité pensée pour l’efficacité économique aux États-Unis

Depuis son retour à la présidence en janvier 2025, Donald Trump a réaffirmé son attachement aux énergies fossiles et à une mobilité axée sur les infrastructures routières traditionnelles. Il a notamment déclaré une "urgence énergétique nationale" pour favoriser les combustibles fossiles. L’une des premières décisions de son administration a été d’annuler le programme de péage urbain de New York, qui visait à désengorger le trafic et à financer les transports publics. Ce revirement illustre une volonté de préserver le pouvoir d’achat des automobilistes et d’éviter toute taxation supplémentaire sur les déplacements routiers, un sujet sensible aux États-Unis. 

Autre signal fort : la politique sur les véhicules électriques (VE). Trump a toujours affiché son scepticisme à leur égard, jugeant qu’ils favorisent la domination chinoise et menacent l’industrie automobile américaine traditionnelle. Il est probable que son administration réduira les subventions fédérales pour l’achat de VE et allègera les contraintes imposées aux constructeurs automobiles sur les normes d’émissions. 

Une telle stratégie pourrait ralentir l’adoption de la mobilité électrique aux États-Unis, au moment où le reste du monde accélère sur ce sujet. Toutefois, certains États américains comme la Californie et New-York et des entreprises privées poursuivent activement leur transition vers des solutions de mobilité plus durables.

L’Europe poursuit sa transition vers une mobilité durable

L’Europe poursuit sa transition vers une mobilité durable

De l’autre côté de l’Atlantique, l’Union européenne maintient le cap vers une mobilité plus propre. L’objectif est clair : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990, avec notamment l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves à partir de 2035.

L’UE ne se contente pas de fixer des objectifs : elle accompagne la transition avec des investissements majeurs. Le programme « Connecting Europe Facility » (CEF), doté d’un budget de 33 milliards d’euros pour la période 2021-2027, vise à moderniser les infrastructures de mobilité en Europe. Il soutient en particulier le réseau transeuropéen de transport (TEN-T) et le développement de corridors de recharge pour véhicules électriques et hydrogène à travers le continent.

Dans cette dynamique, l'UE finance également des infrastructures dédiées aux carburants alternatifs via le « Alternative Fuels Infrastructure Facility » (AFIF), qui a déjà permis l’installation d’environ 5 000 nouvelles bornes de recharge. Au-delà des financements européens, plusieurs pays renforcent leurs propres stratégies : en France par exemple, l’objectif est d’atteindre 400 000 bornes de recharge publiques d’ici 2030.

Deux visions qui façonneront l’avenir de la mobilité mondiale

D’un côté, une approche américaine recentrée sur l’industrie automobile traditionnelle et le soutien aux énergies fossiles. De l’autre, une Europe qui pousse à l’électrification et la décarbonation des transports.

Ces choix politiques auront un impact global, notamment sur les constructeurs et les flottes professionnelles. Si les États-Unis freinent la transition électrique, cela pourrait influencer les stratégies des grandes marques mondiales et ralentir les économies d’échelle sur les véhicules électriques. À l’inverse, la politique européenne pourrait accélérer l’innovation et la baisse des coûts des technologies propres, renforçant ainsi sa compétitivité sur le marché mondial de la mobilité.

Alors que les entreprises doivent anticiper les évolutions réglementaires et technologiques, une chose est sûre : la mobilité de demain ne sera pas la même des deux côtés de l’Atlantique. Alphabet accompagne les entreprises internationales présentes en France dans cette transition en leur proposant des solutions adaptées à leurs besoins de mobilité.

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